
La maladie rénale chronique évolue souvent lentement et sans symptôme au début. Pour l’identifier et évaluer son stade, le médecin s’appuie sur deux examens complémentaires : le DFGe, mesuré à partir d’une prise de sang, et le RAC, mesuré dans les urines. Leur association permet de mieux évaluer le fonctionnement des reins et le risque d’évolution de la maladie.
À quoi correspondent le DFGe et le RAC ?
DFGe : débit de filtration glomérulaire estimé
Il donne une estimation du fonctionnement des reins à partir d’une prise de sang.
RAC : rapport albuminurie/créatininurie
Il mesure la quantité d’albumine présente dans les urines.
Aujourd’hui, les professionnels de santé évaluent la maladie rénale en tenant compte :
de sa cause ;
> du niveau du DFGe ;
> du niveau d’albuminurie mesuré par le RAC.
Cette évaluation est appelée classification CGA (cause, débit de filtration glomérulaire, albuminurie).
Comment diagnostique-t-on une maladie rénale chronique ?
La maladie rénale chronique, appelée aussi MRC, est une atteinte des reins qui dure dans le temps. Elle évolue souvent lentement et peut ne provoquer aucun symptôme au début.
On parle de maladie rénale chronique lorsqu’une anomalie des reins est présente pendant plus de trois mois
Pour vérifier le fonctionnement des reins, le médecin utilise principalement deux examens :
- le DFGe, calculé à partir d’une prise de sang ;
- le RAC, mesuré grâce à une analyse d’urines.
Le DFGe (degré de filtration glomérulaire estimé) permet d’estimer la capacité des reins à filtrer le sang.
Le RAC (rapport albuminurie/créatinémie) recherche la présence d’albumine dans les urines. Une quantité trop importante d’albumine peut être le signe d’une atteinte des reins, même lorsque le DFGe est encore normal.
Ces deux résultats permettent de mieux évaluer le stade de la maladie rénale et son risque d’évolution. Ils doivent être contrôlés à plusieurs reprises pour confirmer le diagnostic.
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